Ce samedi soir à Dijon, dans le fief du CSL, il faudra une équipe de l’ASSM à son meilleur niveau pour éviter la première défaite dans ce championnat 2008/09.

Une performance synonyme d’exploit quand on sait que Mourad Boughedir sera absent.

 

Notre photo ci-contre: en l’absence de Mourad Boughedir, Cédric Haas fera sa réapparition en équipe fanion où on l’avait déjà vu à l’oeuvre lors du match contre Schiltigheim. (Photo Claudine Henck).

 

Jamais jusqu’ici les chemins du Cercle Laïque Dijonnais – un club réputé dans le passé pour son équipe de handball, championne de France en 1973 – et de l’ASSM ne s’étaient croisés jusqu’ici. Du moins en championnat car en Coupe de France une confrontation figure au palmarès de ces deux équipes. C’était lors de la saison 2002/03. Où les “bleus” dirigés par Fred Halbwachs avaient rapidement dû ranger aux oubliettes les ambitions affichées au départ du championnat de N3 et où les Bourguignons jouaient les premiers rôles en N2 avec l’objectif avoué de se hisser en N1.

Au Cosec, malgré le bonus initial de 7 points, Philippe Scholastique et ses coéquipiers ne réussirent pas à signer l’exploit attendu. Il faut dire que le CSLD affichait une supériorité individuelle, collective, technique et tactique telle que l’écart final – 90-109, soit une défaite de 26 points si l’on tient compte du bonus – constitua une performance honorable.

Six ans et bien des péripéties plus tard, les deux clubs vont donc se retrouver demain soir. Pour une première en championnat. Revenus d’un séjour – volontaire – en championnat régional, le CSL Dijon renaît à l’ambition. Avec le renfort de l’ex-pro Laurent Bernard, beaucoup plus performant que la saison passée, l’équipe dijonnaise joue à nouveau les premiers rôles. On l’a constaté samedi dernier à Salins, où les Jurassiens ont longtemps tremblé avant de faire la différence dans le dernier quart-temps.

La grande force du CSLD réside dans le trio Laurent Bernard – Paul-Florent Alhéritière – Jérôme Noto la Diega, ce dernier seul rescapé du fameux match de décembre 2002. Ces trois joueurs totalisent, depuis le début du présent championnat, la bagatelle de 254 points. Ajoutez-y Sylvain Hemery (74 points à son actif) et vous aurez une illustration du potentiel de cette équipe.

Pour une ASSM au grand complet la tâche s’annonçait déjà délicate. Sans Boughedir – et sans Jovicic, il ne faut pas l’oublier – la mission ne serait-il pas devenue impossible ? Abonder dans ce sens serait mal connaître notre équipe. Il n’en demeure pas moins qu’elle devra faire preuve de beaucoup de qualités si elle veut d’abord traiter d’égal à égal avec les “Cerclards” puis tenter de réaliser un exploit.

Une telle performance n’est évidemment pas à exclure. Mais elle passe par une montée en régime des quelques joueurs qui samedi dernier face au WOSB n’étaient que l’ombre d’eux-mêmes. A domicile, avec le soutien du public, il est possible de surmonter certaines défaillances. A l’extérieur, avec une équipe diminuée de surcroît, c’est quasiment impossible.

Verdict ce samedi soir à Dijon.