Elève doué qui aurait pu mieux faire

15 décembre 2008    Catégorie(s) : Au fil des matches Imprimer. Imprimer.

Tel est le commentaire que le “prof” aurait pu mentionner dans le bulletin de fin d’année de l’élève ASSM.

C’est donc avec un article sur notre équipe que va s’achever notre bilan à mi-parcours en N3. Vous pourrez aussi découvrir à la fin de ce texte, le tableau des statistiques des “bleus” à l’issue du cycle aller établi par Patrick Emile.

 

Un sans-faute à domicile, quatre succès en six déplacements, deux défaites, de justesse, concédées dans le fief des deux rivaux directs: une lecture rapide du bilan des “bleus” ne peut que se traduire par une impression positive.

Aller gagner à Geispolsheim (certes incomplet ce soir-là), à Lons-le-Saunier, à Dadolle Dijon (une grande première pour l’ASSM): autant de résultats qui n’étaient pas acquis d’avance. Et puis, battre, même à domicile, une équipe aussi ambitieuse que celle de Saint-Dié, voilà qui n’était pas à la portée de n’importe qui. Enfin, il fallait une indéniable force mentale pour remporter des matches tels que ceux contre le WOSB puis contre Gries 2 où un départ totalement raté aurait pu conduire à la défaite.

Lors de ces matches on releva de nombreux points positifs. D’abord, une indiscutable sérénité. Qui fut décisive lors du premier choc contre Saint-Dié. Un match que par le passé l’ASSM aurait perdu. Mais, l’expérience des deux années en N2 servit alors grandement. Ensuite, le potentiel du groupe. Dans cette équipe, il y a de nombreux joueurs capables de faire pencher la balance à un moment donné. Une illustration: à plusieurs reprises, ils étaient six voire sept joueurs à approcher les 10 points dans un match. Un signe qui ne trompe pas quant au potentiel d’un groupe. Enfin, la présence d’un joueur en mesure de mettre un adversaire K.-O. presqu’à lui seul. Notre capitaine a été déterminant lors de deux matches importants: le premier contre Saint-Dié et le dernier, à domicile, contre le BCGO 2.

Et puis, ce bilan est d’autant plus positif que la poisse n’a pas été épargnée aux “bleus”. Cela commence par la grave blessure de Vlad Jovicic dont la saison s’est terminée après trois rencontres. Un handicap d’autant plus important que Vlad entrait dans la catégorie des “-21 ans”. Puis, Jean-Michel Montabord connaît aussi des petits soucis et rate deux matches. Enfin, dans ce choc presque sans fin à Salins, Mourad Boughedir, déjà absent chez le CSL Dijon pour cause de mariage; se blesse à son tour. Depuis, il n’a pas rejoué.

Enfin, pour clore le chapitre des satisfactions, s’incliner de 3 points chez le CSL Dijon et après deux prolongations à Salins, voilà deux performances qui ne font que confirmer que notre équipe peut nourrir l’ambition de décrocher le titre au sein de cette très disputée poule J de N3. Et retrouver ainsi la place perdue en Nationale 2.

Alors, pourquoi un petit sentiment de déception habite-t-il les supporteurs de l’ASSM au terme de cette première moitié de championnat ? Tout simplement parce que l’équipe de Fred DEMONTOUX était en mesure de gagner tant à Dijon (CSL) qu’à Salins. Et pourrait donc se retrouver aujourd’hui seule équipe invaincue avec trois points d’avance sur ses deux rivaux. Autant dire que les “bleus” auraient dans ce cas déjà un pied et demi en N2 ! Tel n’est évidemment pas le cas aujourd’hui.

Chez le CSL Dijon, la présence de Mourad BOUGHEDIR, alors en pleine forme (cela sera le moins le cas à son retour de son voyage de noces), aurait indiscutablement changé la face du match. Malgré cela, notre équipe avait ce match en main avant de le “lâcher” dans le “money time”. Certes, on le constate à tous les niveaux même les plus élevés, les renversements de situation sont de plus en plus nombreux en basket. Et une avance de 15 voire 20 points ne constitue plus aujourd’hui un gage de victoires. Même à 10′ du buzzer final. Mais la déception vient de cette maturité relevée plus tôt et qui fit défaut à un moment où elle aurait été précieuse voire décisive.

Idem lors du match à Salins. Qui aurait pu imaginer que notre équipe allait perdre un match avec six points d’avance à 24 secondes de la fin de la première prolongation. Comment a-t-on fait pour laisser un gamin de 20 ans nous crucifier par deux paniers bonifiés ? Certes, quelques joueurs cadres étaient déjà sur la touche, victimes des nombreuses fautes sifflées ce soir-là par les arbitres. Il n’empêche que cette défaite laisse un goût amer.

Puissent ces deux échecs ne pas être à l’origine d’une issue défavorable à l’heure du bilan au soir du 11 avril prochain. Premiers éléments de réponse dès samedi à l’issue d’un choc SAINT-DIE – ASSM hyper important pour la suite.

CLIQUEZ ICI POUR DECOUVRIR LE TABLEAU DES STATISTIQUES MIS A JOUR PAR PATRICK EMILE