L’invité de la semaine : Arnaud Schlaeder

4 novembre 2009    Catégorie(s) : Interviews Imprimer. Imprimer.

AS  c-Tarare ill GSL’ancien stagiaire du FCM est le 8e invité de notre rubrique hebdomadaire. Arrivé à l’ASSM en 2007 pour la 2e et dernière (pour l’instant) campagne en Nationale 2, il est depuis l’incontournable meneur de jeu de notre équipe qu’il dirige d’excellente manière. La parole à Arnaud Schlaeder.

Notre photo ci-contre : Arnaud Schlaeder en pleine action lors du match contre Tarare. (Photo Guillaume SCHEER)

“JE GARDE DE TRES BONS SOUVENIRS DU FCM…”

* Tu as fait partie de l’une des dernières générations du centre de formation du FCM. Quels souvenirs gardes-tu de cette période ?

– J’en garde de très bons. Je crois que je suis tombé chaque année sur des équipes intéressantes entraînées par des personnes très intéressantes. Ma place au sein des différentes équipes n’a pas toujours été la même, mais j’ai trouvé satisfaction à évoluer et progresser dans chaque situation. Il reste dommage que la passerelle amateur-pro (ou maintenant équipe 1) n’ait pas été une priorité pour ce club, qui voit aujourd’hui ou verra demain tous ces anciens bons éléments jouer contre lui.

*  En 2004, tu rejoins Rixheim en Nationale 3. Les raisons de ce choix ?

– J’ai quitté le FCM suite à la suppression de l’équipe espoirs. Aucune perspective intéressante là-bas ne m’avait attiré. Rixheim ? Une vraie bande de potes qui joue bien au basket, qui évoluait à un niveau intéressant, et qui comptait dans ses rangs plusieurs de mes amis. Je n’ai pas hésité.

* A plusieurs reprises, l’on pensait que tu allais venir à Pfastatt et cela ne s’est pas fait. Une explication ?

– La première année, je dirai tout simplement que les personnes que j’ai rencontrées de Rixheim et Pfastatt ne m’avaient pas fait le même effet.

* En 2007, tu arrives enfin à l’ASSM qui venait de se maintenir miraculeusement en N2. Qu’est-ce qui avait changé ?

– Je ne veux pas être considéré comme un joueur de passage. Venir un an à Rixheim et repartir immédiatement ne me plaisait pas, d’autant que j’étais apprécié et que j’appréciais ce club (et je l’apprécie encore). Ensuite l’envie d’évoluer en N2, associée à la demande de plusieurs joueurs de Pfastatt de venir les rejoindre a fini de me convaincre. Je ne l’ai pas regretté.

“NOTRE TOUR VIENDRA, ON A LES CARTES EN MAIN”

* Effectuer une saison avec beaucoup plus de défaites que de victoires n’était-ce pas difficile à vivre ?

– Les défaites me déçoivent toujours, mais quand c’est fait c’est fait et j’aime bien passer vite à autre chose, penser au match suivant. Chaque week-end je croyais en nous, et dès le lundi, malgré la défaite précédente je me disais que le week-end suivant on allait se remobiliser. Le manque de réussite rencontré à plusieurs reprises faisait mal, mais je suis assez satisfait d’avoir vécu cette saison avec cette équipe. Je pense que cette saison est encore celle qui nous motive tous à jouer la montée aujourd’hui.

* Revenons sur la dernière saison et cette fameuse défaite contre Salins. Une saison plus tard, la déception est-elle effacée ?

– Oui, je n’y pense plus. Notre tour viendra, on a les cartes en main pour réussir. Plus les efforts seront difficiles plus la satisfaction sera importante au bout.

“IL NOUS A MANQUE SI PEU…”

* A ton avis, qu’est-ce qui vous a manqué ou, posons la question autrement, qu’aurait-il fallu pour que la réussite soit au bout ?

– Si peu ! Plus de régularité dans notre jeu aurait permis d’éviter les quelques courtes défaites de cette saison.

* Quel est ton avis sur le groupe pfastattois réuni cette saison ?

– Un groupe complet, qui a encore besoin de se trouver, suite aux nombreux changements d’effectif de l’inter–saison. Fred nous donne toutes les clés et on se doit de mettre bien mieux en pratique ses consignes.

* Quelles furent tes premières impressions à l’annonce de la composition du groupe où vous alliez vous retrouver ?

– Pas d’avis, trop d’inconnus, et je me suis dit que peu importe la composition, nous avions une équipe pour montée. J’y crois toujours.

“LA DEFAITE VIENT DE NOUS !”

* Très rapidement, William puis Laurent se blessent. N’as-tu pas pris un coup au moral ?

– Non pas vraiment, j’ai confiance en l’équipe, même incomplète. Notre visage aurait été différent en ce début de saison, mais qui peut dire comment ça se serait passer avec eux.

* Quatre victoires en quatre matches : l’ASSM prend l’un de ses meilleurs départs depuis son accession en championnat de France. Les raisons de cette entrée en matière réussie ?

– Nous étions prêts à affronter ce nouveau championnat. La confiance était avec nous, surtout après cette entame à Lons.

* Puis survient la nette défaite à Saint-Dizier. Que s’est-il passé ce soir-là ?

– Ils nous ont accueillis avec la rage de vaincre, de battre le leader. On n’a pas réussi à éviter le piège, à défendre suffisamment fort. Leur adresse a fait le reste.

* Arrive le couac de samedi. A ton avis, une grande équipe d’Oullins ou un petit match de votre part ?

– Défaite de 9 points avec 2/25 à 3 points, et surtout de très bonnes positions (comme je les ai eues), je pense que la défaite vient de nous. Sans être une grande équipe, Oullins a préparé idéalement ce match, et mérite ce résultat.

* Qu’est-ce qui a fait la différence dans ce match ?

– Je pense que l’adresse est un élément.

* Beaucoup d’observateurs – moi le premier – ont relevé les moyens pas toujours très réguliers utilisés par les Oullinois sous les yeux bienveillants des arbitres. D’accord avec ce point de vue ?

– Je n’ai rien relevé au cours du match, mais je fais confiance aux observateurs et à toi-même. Mais je crois que tu parles surtout de la défense sur Mathieu. Sa sortie du match nous fait vraiment mal car il est le moteur de notre équipe.

“JE N’AI PAS FAIT DE CALCULS, TROP DE CHOSES PEUVENT ENCORE SE PASSER”

* As-tu étudié la suite du championnat et analysé ce que vous devrez faire si vous voulez finir à la première place ?

– La même chose que depuis le début de saison, gagner les matches, un par un. Je n’ai pas fait de calculs, trop de choses peuvent se passer encore.

* Dès ce samedi, à Saint-Dié, vous attend un nouvel obstacle. Sens-tu une grande envie de réhabilitation au sein de votre groupe ?

– Bien sûr, une défaite devant son public est pire qu’une défaite à l’extérieur. On se doit d’aller corriger le faux pas de ce week end au plus vite, et rester dans la course à la montée.

ENTRETIEN REALISE PAR JPG