Cette fois, ils se sont battus !

8 mars 2010    Catégorie(s) : Matches Imprimer. Imprimer.

ASSM PFASTATT  86

ST-DIE-VOSGES    84

Les “bleus” avaient beaucoup à se faire pardonner après leur piètre sortie contre Lons. L’occasion se présentait à merveille avec la venue de Saint-Dié, l’équipe la mieux placée pour menacer Oullins Ste-Foy dans sa quête de remontée en Nationale 2. Mission accomplie… au terme d’un match à déconseiller aux cardiaques.

Notre photo : Vlad Jovicic illustre toute la détermination des “bleus” qui se sont battus jusqu’au bout pour arracher une victoire qui élimine Saint-Dié de la course au titre. (Photo Jean-Laurent SOLTNER).

Depuis la défaite face à Lons le Saunier, Fred Demontoux et son équipe n’avaient plus à espérer dans ce championnat 2009/10. Sauf, finir en beauté et jouer un rôle d’arbitre dans une lutte pour le titre qui, à l’attaque de cette 19e journée, concernait encore trois équipes, Oullins, Saint-Dizier et Saint-Dié. Désormais, elles ne sont plus que deux. Et encore, au vu des résultats de l’OSFB on a du mal à croire que cette équipe va concéder deux défaites lors de ses quatre derniers matches.

Deux défaites des Oullinois, c’est ce qui est indispensable à Saint-Dizier si les Bragards veulent coiffer tout le monde sur le poteau. Vous l’avez donc compris, l’équipe éliminée n’est autre que Saint-Dié qui a vu, samedi soir à la poly, sa série de huit victoires de rang prendre fin. Un exploit signé par une équipe pfastattoise redevenue elle-même après le couac contre Lons.

Les raisons de cette belle performance des “bleus” se situent dans une combativité à nouveau présente et une adresse retrouvée. La fameuse formule de Stéphane Eberlin – “cette équipe de Pfastatt vit et meurt à trois points” – s’est une nouvelle fois vérifiée samedi. 9 sur 16 (56%) pour l’ASSM, 5 sur 16 (31%) pour St-Dié : cette comparaison, dans l’exercice des tirs primés, suffit pour expliquer la victoire des uns et la défaite des autres.

Un avantage assez conséquent pour effacer ce qui fut, samedi soir, une véritable plaie dans le jeu pfastattois, les pertes de balle. Un domaine qui ne fut jamais le point fort de notre équipe mais qui, samedi soir, faillit causer sa perte. Avec 27 “turnover” répartis de la sorte, 5′ par 5′ : 5-3-3-1-3-2-5-5. Et, impossible d’oublier cette avant-dernière remise en jeu. Mathieu Gitta qui, au milieu du terrain, offre, à 9 secondes du buzzer, un caviar à Aboulikam. A ce moment-là, le public (pfastattois) de la poly crut  bien que le ciel lui tombait sur la tête. Heureusement, pour l’ASSM et… son capitaine, le Déodatien réussit l’exploit de gâcher cette balle de match en faisant un “marcher”.  Du coup, “MG” pouvait, après-coup, fanfaronner. “Tu sais ce que je suis allé lui dire après le match ? Alors, Loïc, t’as rien compris au film. Je m’étais mis d’accord avec ton coach pour te filer la balle afin que vous gagniez le match. Comment tu t’y es pris pour t’emmêler les crayons ? Pendant quelques secondes il a cru que c’était vrai. Puis, à ma tête il a compris que je le faisais… marcher !”

On peut évidemment regretter que les “bleus” se soient ainsi compliqués une tâche qu’ils avaient si bien entamée, une nouvelle fois. En évitant ces pertes de balle à répétition, ils auraient pu contrôler la partie et s’assurer une victoire plus confortable. Mais, il ne faut jamais oublier que dans un match il y a un adversaire. Qui samedi soir n’était pas le premier venu. Huit succès consécutifs, une seule défaite – de 4 points à Oullins – lors des 11 derniers matches (soit un cycle entier), cela vous classe une équipe parmi les meilleures.

Saint-Dié avait donc des arguments à faire valoir. Dont la moindre n’était pas des qualités athlétiques au-dessus de la moyenne. Les bondissants N’Diaye, Aboulikam (quelle détente !), Wade et Tisba (puissant mais maladroit) dominèrent longtemps nos intérieurs avant que ceux-ci, à force de volonté, ne finissent par équilibrer les débats dans ce secteur de jeu tellement important en basket.

Bref, vous l’avez compris, samedi soir notre équipe s’est réconciliée avec son public. Il le fallait. Mission accomplie donc. Il lui reste désormais à continuer de la sorte afin d’obtenir le meilleur classement final possible. La 2e place demeure accessible, même si le panier-average nettement négatif avec Saint-Dié risque d’effacer celui, positif, avec Saint-Dizier. Alors, 2e, 3e ou 4e ? Verdict dans un mois.

Nos photos ci-dessus :

A gauche : le bondissant Loïc Aboulikam avait réussi deux superbes paniers dans le 2e quart, avant de rater, sur la dernière possession vosgienne, la balle de match à la suite d’un caviar de… Mathieu Gitta.

A droite: l’athlétique et efficace El Hadji N’Diaye – 3e meilleur scoreur de la poule avec 17,67 points de moyenne – fit bien des misères à la défense pfastattoise (ci-contre Mourad Boughedir). Avec 24 points à son actif, l’intérieur déodatien fut le meilleur marqueur du match. (Photos JLS).

LA FICHE TECHNIQUE

ASSM PFASTATT – ST-DIE/VOSGES 86-84

Salle polyvalente. Les quarts-temps : 23-14, 21-35 (44-49), 26-18 (70-67), 16-17. 250 spectateurs. Arbitres : MM. Collin et Paulus.

PFASTATT : 30 paniers sur 56 tirs (54%), dont 9 sur 16 (56%) à trois points, 17 LF sur 18 (94%), 16 fautes, 27 pertes de balle. Di Marzio 18, Gitta 17, Schlaeder 9, Boughedir 6, Schneider 5 puis Boudjeddou 13, Garnier 12, Jovicic 6, Willig, Werner. ST-DIE : 35 paniers sur 69 tirs (51%), dont 5 sur 16 à trois points (31%), 9 LF sur 14 (64%), 20 fautes, Marquaire (32e’) éliminé, 18 pertes de balle. EH N’Diaye 24, Hunneau 20, Wade 14, Marquaire 5, Jeandel puis Tisba 10, Poirot 7, Aboulikam 4, Arbogast.