La fièvre du samedi soir…

2 octobre 2010    Catégorie(s) : Matchs Imprimer. Imprimer.

Il était un temps, à Mulhouse, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Tous les quinze jours c’était la fête au Palais des Sports. Des rendez-vous que les fans du basket ne voulaient rater à aucun prix. C’était l’époque où le MBC traitait d’égal à égal avec les meilleurs clubs de France et même d’Europe. L’époque des Ron Davis, Curtis Kitchen, Al Wood, Philip Szanyiel, Jean-Aimé Toupane et bien d’autres. Autant de joueurs qui ont marqué l’histoire du basket mulhousien. C’était dans les années 85-90. Qui aurait imaginé, alors, que le basket pro, vingt ans après, aurait disparu à Mulhouse. Pire, que son équipe la plus représentative allait évoluer en Pré-Nationale. Du jamais vu dans la cité du Bollwerk ! Ce soir…

Notre photo ci-dessus : durant deux saisons et demie, Jean-Michel Montabord a porté le maillot de l’ASSM. Ce soir, il sera dans le camp d’en face. Nul doute qu’il voudra réaliser un grand match face à ses anciens coéquipiers. (Photo Jean-Paul DOMB “L’Alsace”).

Ce soir, la grande salle du Palais des Sports abritera à nouveau un match de basket. Au fait, à quand remonte le précédent, si l’on excepte le match de N3 Richwiller – Besançon la saison dernière ? Ce retour du basket coïncide avec un match pas comme les autres, le derby FCM – ASSM, la première confrontation officielle entre ces deux clubs. Autre situation inimaginable pour les fans des années 90 où le club de Pfastatt se trouvait à des années-lumière du MBC !

Vingt ans après, voilà donc ces deux clubs ensemble en Nationale 3. Un championnat de France que le FCM a retrouvé grâce à son titre de champion d’Alsace conquis en mai dernier. Une saison 2009/10 abordée avec de grandes ambitions, démesurées même, puisque le fameux slogan “22 matches, 22 victoires” fit, d’entrée, un sacré flop. Deux défaites faillirent tout compromettre. Mais quand on a les moyens, tout devient plus facile. Exit José Moreno et Anthony Thomas, bienvenue à Jamel Benabid et Troy Nesmith. Le wagon remis sur les bons rails, le train se transforma en TGV et plus rien n’allait l’arrêter.

Pour son retour en championnat de France, le club mulhousien présente une équipe compétitive. Les arrivées de Kevin Walter, Alexis Szkucz et Martin Novak complètent parfaitement l’effectif. On l’a immédiatement vérifié. Si la victoire sur Belfort était attendue, le succès à Dole constitue une surprise. Elle surprend surtout par la manière. Une performance qui place désormais le FCM parmi les favoris de cette poule J. N’en déplaise à Jamel Benabid qui ne pourra plus continuer à affirmer que son objectif est d’être… “le poil à gratter” de ce championnat !

Ce derby, Jean-Michel Montabord, Hakim Boudaira – deux ex-Pfastattois – et leurs coéquipiers l’aborderont sans la moindre pression. Une défaite serait presque dans la logique des choses, une victoire et le FCM ferait un pas de plus dans le leadership de cette poule. Avec son équipe où se trouve un joueur de talent à chaque poste, avec un coach qui connaît son job sur le bout des doigts, les Mulhousiens disposeront encore d’un autre atout ce soir, le public. Le “Koop 2001” a retrouvé sa flamme, il sera présent en nombre et ne manquera pas de se faire entendre.

Et l’ASSM dans tout cela ? Nos “bleus” n’ont évidemment aucune raison de ne pas croire en leurs chances. Deux saisons en N2, deux autres à se battre pour le titre en N3, autant de batailles qui forgent une équipe. Et puis, il y a dans le groupe de Frédéric Demontoux de nombreux joueurs d’expérience. A eux de prouver qu’ils sauront faire preuve de lucidité, de hargne, d’abnégation. Autant de qualités indispensables pour gagner le bras de fer proposé par le FCM.

Enfin, si chez les “blancs” il y a deux ex-Pfastattois, chez les “bleus” les ex-Mulhousiens sont beaucoup plus nombreux. Florian Schneider, Mourad Boughedir, Cédric Garnier, Arnaud Schlaeder, Julien Invernizzi et William Boudjeddou ont tous, à des périodes différentes certes, porté le maillot du FCM. Et à cette impressionnante liste on peut même ajouter Fred Demontoux, le coach de l’ASSM, et… Mathieu Gitta, le capitaine, qui durant une saison, la dernière en Pro B, s’entraîna régulièrement avec le groupe alors dirigé par Eric Bartecheky.

Le décor de cette prometteuse soirée est planté. Ouvrez le bal !