Accusés, levez-vous !

3 octobre 2010    Catégorie(s) : Matchs Imprimer. Imprimer.

Cela faisait bien longtemps que, sur ce site, je n’avais plus écrit d’article “engagé”. A l’une ou l’autre occasion, quand l’envie m’en prenait, j’ai préféré m’abstenir. Après le derby d’hier soir – un match d’un assez faible niveau entre parenthèses – ma résistance ne tient plus. Il faut que je vide mon sac. Ah j’oubliais par commencer avec l’essentiel. L’ASSM s’est inclinée hier soir sur le score de 63-61 (12-13, 18-23, 14-14, 19-11). Et, en voyant le match avec des yeux “bleus”, on peut même dire que notre équipe a offert la victoire au FCM, auteur d’un 6-0 final !

Notre photo : Pathé Yatera (à gauche), l’un des seuls Pfastattois à échapper à la critique face à Hakim Boudaira (au tir) particulièrement performant. (Photo Jean-Laurent SOLTNER)

Il y a une règle d’or pour tout sportif. S’il veut gagner, il lui faut consentir un minimum d’efforts. Faute de quoi, il se met sous la menace d’une défaite, même si l’adversaire apparaît moins performant. Alors quand cet adversaire, le FCM en l’occurrence, est loin d’être manchot, qu’il est poussé par son formidable “Koop 2001” et, enfin, qu’il est dirigé par un tandem (Jamel Benabid – Jean-Pierre Zuttion) aussi performant que complémentaire, le résultat devient une évidence.

Samedi soir, j’ai quitté le Palais des Sports avec des sentiments certainement partagés par la plupart des supporters de l’ASSM. Pire que de la déception, c’était de la résignation. Au fil des maladresses accumulées par nos joueurs au cours du dernier quart d’heure – 33-45 à la 25e pour les “bleus” ! – je sentais que la fin de match allait tourner à la confusion pour notre équipe. Qu’est-ce que j’aurais aimé me tromper…

En basket, on a le droit d’être maladroit. L’adresse est l’un des paramètres qui varie le plus dans ce sport. Mais, à ce niveau, chaque joueur doit être concentré, motivé, déterminé, solidaire, collectif durant la totalité de la période où il se trouve sur le parquet. On ne vit rien de tout cela, sauf en de rares et courtes périodes. Le plus accablant dans l’histoire, les déceptions viennent essentiellement des joueurs “cadres”, ceux qui auraient dû montrer l’exemple et guider leurs coéquipiers dans la bonne direction. A l’image du capitaine Mathieu Gitta, il n’en fut rien. Un seul joueur échappe à cette critique, c’est Pathé Yatera, auteur d’un gros chantier dans la raquette dans les 2e et 3e quarts. Mais, là, c’est le “staff” qui faillit dans la gestion de ce joueur. Avec quatre fautes à son passif dès le 3e quart, l’ex-Salinois se trouva absent dans le “money-time” où sa présence sur le terrain aurait été précieuse.

Avant de conclure, un petit mot sur le FCM qui n’a absolument pas volé sa victoire. Malgré un top-scoreur (Kevin Walter) limité à 9 points – 3 sur… 16 ! – un Montabord rapidement bridé par les fautes (un refrain connu à Pfastatt) et un Szkucz vite sanctionné lui aussi (ce qui explique son maigre capital de 2 points), les Mulhousiens surent trouver des solutions avec, entre autres, un séduisant Boudaira. Quant à Novak, il fut décisif en marquant 7 des 9 derniers points de son équipe. Il est vrai que les cadeaux des Pfastattois – 20 pertes de balle dont 7 dans le dernier quart – devaient bien finir par être exploités !

L’ASSM a donc perdu un derby qu’elle aurait dû gagner. Mais, comme dit, une victoire nécessite un certain investissement. Et, samedi soir, les “bleus” n’ont pas su remplir leur contrat. Au grand désespoir du président, des dirigeants et des supporteurs. Ce dimanche, il ne reste, aux joueurs, que les yeux pour pleurer. Triste, je vous le dis.

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FC MULHOUSE : Novak 14 (2-2-3-7), Boudaira 11 (2-6-2-1), Lentz 9 (1-3-3-2), Walter 9 (3-3-0-3), Merceret 9 (2-0-5-2), Montabord 5 (2-0-1-2), Dellouche 2 (0-0-0-2), Szkucz 2 (0-2-0-0), Zaïd el Khil 2 (0-2-0-0), F. Boughedir 0.

ASSM PFASTATT : Yatera 13 (2-6-5-0), M. Boughedir 11 (1-8-0-2), Gitta 9 (0-1-5-3), Invernizzi 8 (2-4-2-0), Schneider 8 (2-2-0-4), Garnier 6 (6-0-0-0), Schlaeder 4 (0-2-0-2), Di Marzio 2 (0-0-2-0), Boudjeddou 0, Willig.