10 questions à Bertrand Taczanowski

7 novembre 2017    Catégorie(s) : Interview Imprimer. Imprimer.

Avec verve, enthousiasme et passion, Bertrand Taczanowski répond sans détour à nos questions. Découvrez les ressentis de l’homme, les pensées, idées et propositions de notre président!

Notre photo: nous sommes en avril dernier. Corinne et Bertrand Taczanowski applaudissent la qualification des U15 France pour le Final Four. Un mois plus tard, l’équipe dirigée par Jean-Luc Monschau, dans laquelle évoluait leur plus jeune fils Ugo, entrait dans l’histoire du club en devenant championne de France à Agen. (photo Jean-Laurent Soltner)

Cher Bertrand, cher Président,

Au vu des résultats enregistrés ce dernier weekend, à l’issue duquel nos deux équipes engagées en championnat de France occupent seules la tête de leur poule et toutes nos formations de jeunes sont leaders dans leur championnat territorial respectif, le moment de recueillir les impressions du Président et de l’homme nous a semblé opportun. D’autant plus que le derby au sommet face à Kaysersberg se dispute samedi prochain à la « Poly ». Nous te remercions vivement d’avoir répondu favorablement à notre sollicitation!

  • 1. Tu viens d’entamer ton 4e mandat (de 3 ans) en tant que président de notre association. En 70 ans d’histoire, jamais l’ASSM n’a pu afficher de tels résultats. Quel est ton ressenti ?

Comment pouvoir te répondre… A partir du moment où tu décides de t’investir, il faut le faire correctement. On te reproche plus facilement ce que tu as fait de mal que ce que tu n’as pas fait. Lorsque j’ai pris la décision de poursuivre la voie parfaitement tracée par ceux qui ont œuvré et développé cette association, je partais sur de bons rails. L’ASSM PFASTATT a connu bien des succès avant cette prise de fonction mais il est vrai que le parcours de ces dernières saisons est fantastique. Je vais te répondre sous deux casquettes : le Président, membre élu, et le passionné investi que je suis.…

Le Président est fier, heureux et remercie surtout les personnes qui l’entourent au quotidien et ils sont nombreux. Je me permets de penser que c’est, si on peut la qualifier de telle, cela la réussite : les bonnes personnes aux bonnes places. Le tort de tous ces bénévoles acharnés est de détester encore un peu plus que moi de se mettre en avant. Et pourtant…bien du mérite leur revient. Ils savent que je pense à eux et ce que l’Association leur doit.

L’homme passionné est constamment en train de se dire : cela va être l’année de trop, passe la main, surtout ne t’accroche pas, ce n’est pas possible de faire mieux…mais chaque jour, je me remets au travail comme tous ceux qui m’entourent. Il ne faut pas que cela devienne mécanique car sans le plaisir, on ne peut pas avancer. A chaque fois que j’en parle, c’est toujours le même constat : il faut en trouver un plus cinglé que moi. Et c’est comme les pandas : il n’en naît pas souvent.

Et je sais que cela ne peut pas durer ainsi sans une évolution imminente.

  • 2. En 2014, tu as sorti Jean-Luc Monschau de sa retraite. S’il n’est nul besoin de préciser que le choix s’est avéré gagnant, comment vis-tu cette ère « JLM » ?        

Je pense que JLM aurait commencé par trouver un de ses jeux de mots comme il en a le secret avec le mot ère…ça, tu vois, c’est notre quotidien…il n’a pas changé depuis sa fameuse blague sur le regretté Tomislav IVIC parue dans un Maxi Basket…bref…plus sérieusement, quel homme ! Ce n’est pas toujours évident de vivre à côté d’une telle personne : il est passionné, passionnant, exigeant certainement plus avec lui-même qu’avec ses joueurs. Alors avec son président, je ne te dis même pas.

Cela a été du gagnant-gagnant : il ne sait pas faire semblant. Son approche du basket a déteint sur bien des cadres de notre Association. Et il a encore tant de choses à transmettre et à donner : il suffit d’écouter Hervé CLODI ou Larry MINNIG après une séance de JLM…voire même les joueurs. Depuis que j’exerce ma fonction, nous avons eu avec Larry, Pierre BILBEAU ou Fred DEMONTOUX des entraîneurs intelligents et sincèrement investis, mais ils n’ont pas ce vécu. Sa venue est quelque chose d’encore exceptionnelle à ce jour. De son côté, il s’est replongé dans un monde, qu’il suivait de loin et où il a puisé sa force, et l’a retrouvé avec le succès que l’on connaît.

Si j’avais un vœu à formuler, ce serait qu’il puisse former son ou ses successeurs : il y a tant de choses à apprendre à côté d’une telle personne. Je pense que si le basket dans le secteur doit reconquérir le monde professionnel, cela ne peut pas se faire sans JLM.

  • 3. L’équipe une est la locomotive du club. Après son début de saison réussi, les ambitions sont-elles revues à la hausse ?

Sincèrement non. En basket, les choses vont très vite. Pour l’heure, la pièce tombe du bon côté. Mais la chance se provoque. Nos gars sont des battants, acharnés de travail et JLM peut compter sur nos jeunes qui réalisent un très beau parcours avec notre équipe 2…si on peut la qualifier comme telle, lorsque les cadres sont au repos. Il n’y a pas de secret, le travail paie. Mais je te rappelle qu’ils ont tous un emploi ou leurs études à terminer. Et c’est cela leur priorité. Alors tant que cela tient, nous buvons du petit lait. Mais jusqu’à quand ce système peut-il fonctionner ? J’y reviendrai plus tard… Ne boudons pas notre plaisir mais gardons bien les pieds sur terre. Le coach et les joueurs ne s’enflamment pas et nous les dirigeants encore moins.

En attendant nous jouons ce weekend la meilleure équipe de la poule. Je ne suis pas un pro de l’intox et cela ne m’intéresse pas. Le KABCA est depuis dix ans en N2 !!! Fabien DRAGO a mis tout ce temps à construire son équipe et mérite à présent d’accéder au niveau supérieur. CQFD. Il sait que je le lui souhaite. Mais, et c’est cela la magie du sport et de cette compétition, il faudra d’abord venir notamment l’emporter chez nous pour cela. Ce match sera superbe avec deux équipes qui vont se livrer totalement. J’ai hâte. Cela sera un beau vainqueur en tous cas.

  • 4. Si les résultats sportifs de cette équipe sont au rendez-vous, il n’en est pas de même pour le public. Quelles explications avances-tu et à quels niveaux faut-il œuvrer pour remplir davantage la salle ?   

C’est un euphémisme de le dire. Je vais te donner mon sentiment : il y a à présent chez bien des parents et des enfants un changement de mentalité : les premiers vont s’investir à côté de leur enfant lors de chacune des rencontres disputées, mais vont chercher le samedi soir à aller se divertir ailleurs que dans une salle de basket. Tout simplement parce qu’il y a une réelle méconnaissance du niveau de la N2 par manque de diffusion, de communication. Tu as vraiment envie d’aller nous voir jouer quand tu vois la place qui nous est réservée dans les médias ? Sans toi Jean-Laurent, je me demande même si nous aurions un simple article sur nous. Et en ce qui me concerne, je n’aime pas parler que des S1 : regarde la composition de nos S2, regarde le niveau de certains de nos jeunes : ils méritent tout autant d’intérêt. Je me répète, c’est dans la communication qu’il faut travailler. Quant aux enfants, ils te parlent de NBA. Et jouent bien souvent avec leur f…consoles au lieu de venir jouer à la salle avant, pendant et après un match d’autant que la poly s’y prête bien. Je vais parler comme un vieux, mais mon père t’attestera que petit, je préférais avoir comme punition une privation de TV plutôt que de ne pas aller assister à un match du MBC… Changement d’époque…et de niveau. Puis nos propres joueurs. L’idéal serait de solliciter ces derniers en vue de les voir parrainer telle ou telle équipe : ils peuvent contractuellement avoir cette obligation…lorsqu’ils sont PROFESSIONNELS ! Mais à défaut, il faut espérer qu’ils aient envie de s’y intéresser ! Il y a bien Lulu PLASSE, Papi THIBEDORE ou même notre capitaine Quentin DIEHL qui s’investissent…Bacasso MINTE ne demanderait pas mieux mais il lui arrive de bosser…le jour des matchs ! Je pourrais te citer tous nos joueurs un par un.

Ensuite tu l’écris : la salle ! Et pourtant, notre Maire et ses élus font ce qu’ils peuvent…mais ce n’est pas suffisant : aujourd’hui, lorsque tu proposes à un partenaire la salle polyvalente, tu te rends compte que l’aide apportée est faite pour ta relation privilégiée et certainement pas pour un projet… Mais j’y reviendrai plus tard. Démographiquement, nous ne sommes pas placés comme l’est le KABCA, mais ce club a un vécu du haut niveau que je lui souhaite de tout cœur de retrouver.

Pour clore, nous n’avons pas la chance d’avoir un KOP 2001. C’est dit, c’est écrit, même si en son sein, je n’ai pas que des amis loin s’en faut, quoique 😉 … Ces passionnés te mettent une de ces ambiances !!! J’ai en mémoire ce match de la montée de N2 en N1 il y a trois ans du FCM. Bref…

Il ne faut pas oublier que nos récents passages en N2 ont été de courte durée… Nous n’avons plus en notre sein de Mat GITTA, en somme des joueurs de longue date au club qui mobilisaient chaque weekend les parents.         

Il faut du temps pour construire. A titre personnel, avec nos moyens actuels, je privilégie la formation et une grande partie de notre budget est consacré à cela. Je vais être plus clair : je préfère donner à Hervé CLODI des conditions déplacement idoines pour nos U15 France que de rogner et d’embaucher un joueur pro connu qui pour quelques euros de plus et largement conseillé partirait l’année d’après. Quoi que si nous pouvions finalement faire venir Kyle KORVER 🙂 🙂 🙂

En somme, lorsque tu as une équipe de professionnels, il est naturellement plus facile à mon sens d’attirer du monde. Mais c’est la base qui vient aux matchs, qui va payer un billet d’entrée, un abonnement, des consommations ou, mieux encore, qui t’aidera à bien accueillir tout ce monde.

  • 5. Un mot sur notre équipe U15, championne de France en titre et en passe de se qualifier pour le groupe A, dans laquelle évolue ton plus jeune fils Ugo?     

La qualification est, sauf incroyable retournement de situation, proche d’être acquise en effet. Nous avons choisi de confier cette équipe au tandem Hervé CLODI-Annick RIFF en définitive…et c’est un choix que l’on ne peut pas regretter. D’abord parce qu’Hervé fait partie de ces gens qui ont envie de progresser et qui savent écouter une fille come Annick et un homme comme JLM. On ne présente plus Annick mais il faut la remercier pour tout ce qu’elle fait pour nous.

Ugo “Tacz” (c’est comme cela que je l’appelle) fait en effet partie ce de groupe. Son grand frère Max alterne lui entre les S2 et les S1. Ma fierté est de les avoir vus grandir et évoluer dans ce seul club…pour le moment. Ils ont eu la chance d’avoir avec Stéphane DIEBOLD, Pierre BILBEAU, JLM et Cédric GARNIER des entraîneurs extraordinaires. Un jour, ils y repenseront comme la plupart des jeunes qui évoluent chez nous. La clé du succès dans une politique de formation est d’arriver à avoir de telles personnes.

  • 6. Quittons le sportif. Financièrement, c’est forcément difficile avec deux équipes en championnat de France et cinq autres en championnat d’Alsace alors que les subventions n’augmentent pas. Quelles sont les pistes pour renflouer les caisses et réduire les dépenses ?

Nous avons la chance d’avoir plusieurs gros soutiens, Valérie THIBAULT (SIGEC), Mika BENNATAN (BATIGE), véritables passionnés, ou Olivier DUMEL (SUPER U) et Paul POULAILLON, des personnes qui apprécient ta gouaille et qui te suivent. L’amitié fait beaucoup. Je pourrais te parler de bien d’autres : j’aimerais tellement pouvoir leur offrir davantage. Un homme comme Terry Mc EVOY (MC DO) est totalement derrière nous…mais il doit en aider tant d’autres. Je remercie chacun de nos partenaires pour le respect de leur engagement derrière nous.

Les subventions vont dans un proche avenir disparaître…ou vont être versées à des projets communs. C’est aussi simple que cela, tout simplement parce que nos administrations sont gérées de plus en plus comme des entreprises. Et pourtant, je peux te dire que Francis HILLMEYER et son équipe sont totalement derrière nous et nous soutiennent peut-être même plus que de raison…

Il faut aussi comprendre que la région mulhousienne, si elle connaît des entrepreneurs florissants, ne regorge pas de personnes prêtes à t’aider sans presqu’aucune contrepartie.

Je vais te le dire : c’est une réforme fiscale qu’il nous faut ! Messieurs les députés, une loi pour favoriser les dons aux associations s’il vous plaît !!! Tout ce qui peut être versé fera autant d’économies aux collectivités publiques sollicitées çà et là pour tout et n’importe quoi. Quand est-ce que nos élus vont comprendre le rôle des associations et pas seulement dans le sport, mais tout de même ! Tu te rappelles ce qu’était la Ville de MULHOUSE en 1990 ? Oh oui, on va écrire à quel prix pour les finances publiques ! Mais parce que justement il n’y a pas de politique fiscale du sport !

Pour augmenter les recettes, il nous faudrait une salle où l’on pourrait organiser un véritable avant et après-match, même si ce que l’on a proposé contre le FCM a été un franc succès. Avec une salle capable d’accueillir davantage de partenaires dans de bonnes conditions, je te promets que l’on pourrait arriver à provoquer bien des rencontres, bien des échanges.

Mais notre bonne vieille salle polyvalente est merveilleuse pour accueillir nos jeunes dans d’excellentes conditions de travail.

Des économies ? Je n’en vois pas. Oh nous pourrions en faire : minibus à chaque match, obliger les parents à véhiculer les enfants, augmenter les licences…et quoi encore ? Si tu veux faire de vraies économies, tu restes en N3 ou en championnat régional. Et tu n’investis pas dans la formation de tes cadres, dans des tournois à l’international, bref… Ou alors tu fais le choix comme bien des clubs de consacrer leurs recettes à tel ou tel objectif  et pas forcément au niveau de la formation. Je respecte ce point de vue puisqu’au début de ma présidence, je pensais d’abord à créer une équipe 1 solide, une belle vitrine en somme afin d’attirer ensuite et dans un second temps les jeunes. C’est très dur de tenir sur tous les fronts.

  • 7. En 2015, l’arrivée de nombreux Mulhousiens au sein de notre association ne s’est pas faite sans heurts. Avec le recul, quelles réponses apportes-tu aujourd’hui aux interrogations des mécontents ?   

Les vrais mécontents, très peu nombreux, ne sont plus là. Il n’y a rien à ajouter de ce côté-là. Les remarques constructives sont toujours les bienvenues et les gens qui m’entourent, comme moi-même, savent en tenir compte. Il ne fallait pas créer un club dans le club. Et c’est chose quasiment faite, car il reste des progrès à faire. Je ne veux plus revenir sur cet épisode où j’ai été qualifié de beaucoup de noms d’oiseaux. Jamais en face bien évidemment. Je pense à l’un ou l’autre en particulier qui ont totalement disparu de la circulation maintenant que le FCM connaît des difficultés et que c’est peut-être maintenant qu’il faudrait aider. On voit le niveau de ces parasites…

La réponse, nous la donnons sur le terrain et les entraîneurs accueillent le samedi matin, sous la direction de ces merveilleuses personnes que sont Merluche HEMMERLIN et Christel CHAUMARTIN, une école de basket avec des enfants venus pour une écrasante majorité de …PFASTATT et de ses (proches) alentours. Le travail des entraîneurs, totalement investis à leur tâche, et les résultats qu’ils décrochent leur clouent le bec. Mais tu ne peux pas lutter contre la méchanceté : AUDIARD savait en faire rire, pas moi.

  • 8. Impossible de ne pas évoquer le rapprochement avec le FC Mulhouse. Qu’en penses-tu ? Sous quelle forme doit-il se faire et à quelle échéance. Quel est ton point de vue sur les objectifs et la méthode ?

Je vais te donner mon point de vue. Il n’engage que moi et je suis malheureusement tenu à de la réserve. Je m’exprimerai davantage un jour, si l’occasion m’en est donnée devant nos élus.

Les hommes et les femmes qui composent nos deux entités ont un point commun : leur passion du basket. Mais avec deux méthodes et deux approches bien différentes. Et des querelles du passé…allez, je vais me lâcher (un peu), c’est tout bonnement ridicule. Mon éducation m’interdit d’employer un autre terme mais franchement… Bon sang, qu’on arrête de tourner autour du pot et contrairement à ce qu’a écrit un éphémère mais remarquable soutien du basket mulhousien, il faut créer ce club sous peine de devoir disparaître à ce niveau de compétition, l’un comme l’autre.

Car de notre côté, nous n’aurions pas de mal à évoluer en N3.

Nous tenons pour le moment, mais cela devient de plus en plus difficile de les conserver, de très bons joueurs en leur demandant …de signer et d’aller travailler.

Cette guéguerre en coulisse est malsaine et il suffirait de peu de choses pour qu’elle disparaisse : c’est quoi le problème ? La peur de perdre son titre ? Sa fonction ? Il faut penser collectivement. Et dans un esprit collectif je ne vois pas comment aujourd’hui un club ambitieux peut se passer de JLM. Il peut par contre se passer de moi. Que chacun prenne ses responsabilités.

Tu crois que cela a été facile pour le regretté Président MULLER à la SIG, puis au Président CHRIST du jour au lendemain de s’appeler STRASBOURG ILLKIRCH GRAFFENSTADEN ? J’y ai joué trois ans et y ai connu des gens remarquables, des René ZIMMER, des Alain SAINT MICHEL qui avaient l’amour de leur club d’origine mais qui ont su évoluer…Tu crois que cela a été facile pour eux de refuser à un homme comme Patrick LAZARE, qui leur a tant donné, un contrat pour finalement solliciter Kiki MONSCHAU ?

Aujourd’hui à la SIG tout est clair, net et précis. Et chez les jeunes, rends-toi compte, nous arrivons à les battre !!! En U 13 et en U 15 !!!

Le public mulhousien existe : rappelle-toi lorsque nous avions organisé le match NANCY-GRAVELINES ! Et regarde ce qu’une bande de passionnés peut arriver à créer comme ambiance avec ce KOP 2001 ! On aime ou pas mais les faits sont là. Je ne fais pas un appel du pied à ce groupe, je constate les faits ! Ce public mérite autre chose que de voir deux matchs par an dans une salle pleine…ou presque lorsqu’il s’agit d’un derby qui n’a rien d’un LYON-SAINT ETIENNE tant on sent de regret chez tant de personnes d’assister à cela plutôt que d’encourager une seule et même équipe.

On va encore laisser passer une occasion…et c’est nos enfants qui vont en pâtir. Cela ne m’amuse pas de faire 100km pour aller regarder un match même si le spectacle à la SIG est grandiose. Le Haut-Rhin, avec KB au Nord et ce club au Sud, peut accéder à la N1 au moins… Nous avons la chance de pouvoir en outre collaborer avec la SIG alors ne nous en privons pas. Mais il faut des gens qui s’entendent pour ce faire. Il faut privilégier la compétence au détriment même parfois de la bonne volonté.

Je ne suis pas dans les confidences de KB mais pour rappel si cette équipe monte en N1 cela devient le club numéro un de la région colmarienne…j’ai bien dit colmarienne, on se comprend ? Cela n’empêche pas DESSENHEIM d’exister et de bien exister.

Je pense en fait qu’il est indispensable de regrouper sous la même entité une forme d’élite composée de S1 au plus haut niveau possible, de U 18 France, de U 15 France mais ouverte à tous pour ces deux dernières catégories. Les infrastructures de la M2A sont idoines pour cela.

Je m’explique : il conviendrait de mettre en place les structures d’un centre de formation : collaboration avec collège et lycée, hébergement, logistique, staff médical avec un directeur chargé de rechercher en collaboration étroite pour ne pas dire en totale adéquation avec le CD 68, les talents départementaux de demain. Leur formation au sein de cette entité permettrait alors aux plus forts de rejoindre à défaut d’existence chez nous un centre de formation national et aux autres d’alimenter les clubs du coin, voire leur club d’origine. Cela tu peux le vendre aux partenaires locaux. La formation est plus que jamais au centre des débats dans bien des professions. Et je suis certain que de nombreux partenaires accrocheront à cette idée. Par bonheur, nous pourrions sortir l’un ou l’autre joueur pour nos propres besoins. Ce qui serait extra. Pourquoi ne pas essayer ? Les moyens viendront, j’en suis certain. Mais pour ce faire, il faut être patient et ne pas vouloir aller trop vite vers les sommets. NANTERRE ne s’est pas fait en un jour.

Alors au travail. Autant l’union fait la force autant la discorde expose à une prompte défaite (Esope).

  • 9. Dans quels domaines notre association peut-elle ou doit-elle encore progresser ?

Je dirais d’abord dans l’implication : chacun doit faire ce pour quoi il s’est engagé. Et assumer ses fonctions.

Puis, dans la recherche de partenaires.

Ton travail est excellent mais nous devons t’alimenter davantage pour diffuser davantage de communication.

Enfin, commencer à préparer le renouvellement de cadres qui entraînent en les associant à des jeunes. Davantage communiquer sur les OTM, les arbitres qui commencent à faire défaut.

  • 10. En guise de conclusion, as-tu un message à adresser à nos licenciés, sponsors, bénévoles, supporters et autres sympathisants ?

A nos licenciés : merci pour votre confiance envers nos membres et votre implication. A leurs parents, nous allons essayer de vous convaincre de venir passer une fois tous les 15 jours un moment de fête et de joie à travers nos séniors 1 et 2 …lesquels s’impliqueront davantage.

A nos sponsors : nos résultats sont nos remerciements à votre soutien. Cela devient notre devise.

A nos bénévoles : cette interview ne peut être réalisée par mes soins que parce que vous me permettez de vous représenter : vous êtes le socle robuste de cette magnifique association. Merci à vous. Pardonnez-moi ma fougue, mes excès, mes commentaires pendant les matchs de mes fils.

A nos supporteurs et autres sympathisants : je vous sais très nombreux, puisque vos appels et encouragements sont nombreux chaque jour. Mais venez nous voir un peu plus souvent à la poly. Merci en attendant, cela nous motive davantage chaque jour.

Quelques messages privés 🙂 cependant :

  • à Hervé, Zip, Jojo et Yann : notre “club des cinq” (et avec Nala il y a même le chien) composé de gens de bonne foi aux analyses fines et pertinentes, pendant un match des S1, S2, S3, ou sur le terrain en S4 sans parler des matchs de jeunes, qui sont une source de réflexion dont je ne peux pas me passer.
  • à Stéphane : je te jure que je ne sais pas imiter ta voix. Tu me connais je te le dirais.
  • à Paty : tu le confirmeras à Stéphane stp. Merci d’être à mes côtés depuis tout ce temps et de m’avoir permis de bien évoluer. Tu es exceptionnelle.
  • à Oscar : contrairement à ce que dit Charles, ton café est excellent. Et je ne me force pas à le boire. Loin s’en faut. Merci pour tout ce que tu fais.
  • à Charles : merci de m’avoir transmis ce flambeau et de rester à mes côtés.
  • à Larry, Gilles, Yann (encore) et Jérôme sans oublier Big et son acolyte Pascal : c’est tellement difficile de revenir en défense ou est-ce que c’est plus difficile de me passer une fois sur 20 le ballon ?
  • à Yannick : tu es quelqu’un de fantastique, humainement et lorsque tu nous fais des tacles glissés.
  • à toi Jean-Laurent : tu créés un peu trop de dossier sur moi que les membres cités dans mon premier point se chargent de me montrer avec des conséquences que tu devines dès qu’ils en ont l’occasion… Merci de nous faire vivre à travers tes reportages ces fabuleux moments de sports.
  • à mon épouse et mes enfants : j’aurais tant de mots à leur écrire… J’espère malgré tout cet investissement être à la hauteur avec eux car ils sont ma priorité absolue.