Avant BesAC – ASSM avec Fabien Daure

11 octobre 2016    Catégorie(s) : Interviews Imprimer. Imprimer.

daure-fcm-prepaIl nous a semblé intéressant de donner la parole à Fabien Daure avant la rencontre qui opposera samedi à Besançon son ancien club, le BesAC, à l’ASSM pour le compte de la 5e journée. Découvrez le regard sur ce match, devenu un classique du genre, de celui qui a disputé les 6 dernières saisons sous le maillot bisontin au travers d’un jeu de questions-réponses.

Notre photo: auteur en moyenne de 21,25 points par match depuis le début du championnat, Fabien Daure est le fer de lance d’une ASSM qui possède la meilleure attaque de la poule après quatre journées. (photo Jean-Laurent Soltner)

1. Le club et l’équipe de Pfastatt sont-ils conformes à tes attentes, comment t’y sens-tu?

Je m’y sens très bien, merci. Je connaissais ce club de l’extérieur en tant qu’adversaire, et j’ai été agréablement surpris de l’accueil qui m’a été réservé tant par les joueurs que le staff et les bénévoles. C’est un club chaleureux avec un très bon état d’esprit.

2. On a pu être surpris dans le monde du basket de te voir quitter Besançon. Quelles sont les raisons de ce départ?

La fin d’un cycle sûrement. Je pense également que la volonté du club de se professionnaliser a aussi beaucoup joué. En effet, l’équipe du BesAC s’entraîne désormais deux fois par jour alors que la saison dernière, c’était seulement trois fois par semaine. Au terme de la saison, j’ai rencontré le nouvel entraîneur Nicolas Faure qui a corroboré cette volonté de passer un cap. Avec mon travail, il m’aurait été difficile de pouvoir m’impliquer autant. Les dirigeants et l’entraîneur m’ont donc confirmé que je n’entrais pas dans les plans du club pour le futur. Cela s’est fait assez brutalement même si j’avais senti le vent tourner bien avant.

3. Même si tu n’as que 30 ans, tu as une longue carrière derrière toi et un travail. Qu’est-ce qui te motive encore et quels sont tes objectifs?

Je suis motivé car j’ai conscience que l’on a qu’une carrière sportive. Il faut en profiter au maximum et savourer chaque moment passé sur un terrain. J’essaie d’apporter ce que je peux en donnant le meilleur de moi-même, que ce soit à l’entraînement ou en match. Ici, je découvre un basket nouveau, avec un coach surdimensionné pour le niveau, qui tire le meilleur de chaque joueur. C’est un peu comme si je réapprenais à jouer, le tout mêlé avec des joueurs qui forment un groupe en or. Tous les ingrédients sont réunis afin de s’épanouir.

4. Il y a presque jour pour jour 12 ans, tu as joué pour la première fois contre Pfastatt avec les espoirs de Besançon. Sais-tu combien de matchs Pfastatt-Besançon tu as disputés? Quels sont tes meilleur et pire souvenirs?

De mémoire j’ai dû en disputer six. Le match aller avec les espoirs, j’étais blessé au pouce. Je me rappelle de ces rencontres dures à jouer, contre une équipe de Pfastatt toujours très adroite et accrocheuse. Mon pire souvenir reste le match perdu au gymnase St-Claude il y a trois ans quand je suis sorti de l’hôpital. Fraîchement rétabli d’un staphylocoque doré qui m’avait foutu par terre, j’avais observé la défaite du banc, voyant ainsi disparaître tout espoir de montée en N2. Mon meilleur souvenir est notre victoire en Trophée Coupe de France lorsque les Pfastattois évoluaient en N2 tandis que nous étions néo-promus en N3 (le 19/01/2013 à la « Poly », les Bisontins s’étaient imposés 96-99 a.p. et Fabien Daure avait inscrit… 49 points! [N.D.L.R.]). De mémoire je crois que c’est la seule victoire du BesAC à Pfastatt, qui représentait un bastion imprenable pour nous les Francs-Comtois.

5. Comment vis-tu ce retour aux Montboucons, théâtre de tes exploits pendant tant d’années?

Je suis très content de revenir dans ce gymnase, de retrouver les bénévoles, le public et cette belle ambiance. De revoir aussi des gens que je continue de côtoyer, tout le monde sera réuni pour ce match sympa. Je suis aussi content de voir que le projet du BesAC continue d’avancer, que le basket à Besançon poursuit son développement. C’est une ville qui mérite d’avoir une belle équipe de basket au niveau le plus haut possible. Ce sera donc une séquence un peu “nostalgie” samedi, même si nous connaissons tous l’enjeu de ce match. Nous avons la semaine pour préparer ce choc entre deux équipes qui pratiquent du beau basket. Bon match à toutes et à tous !

Propos recueillis par JL-S